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Méditation avec objet

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Méditer sur une bougie

Méditation avec objet: comment méditer « sur »

L’approche que je vous propose la plupart du temps sur ce blog et sur la chaine youtube, correspond à la méditation de pleine conscience au cours de laquelle nous prenons comme support l’ensemble des phénomènes qui se présentent à nous (pensées, sensations physiques, respiration, son, etc.).

Une autre approche de la pratique méditative consiste à utiliser un support particulier.
On parle alors de méditation avec objet; on médite « sur » une bougie, un arbre, la respiration.

Comme nous l’avons déjà évoqué ensemble, méditer c’est être à tout ce qui est.
Ce que nous allons développer dans cet article, c’est comment être à tout ce qui est tout en prenant un objet particulier comme support de méditation.


Les « bons » supports de méditation

Méditer sur une bougie

Un support de méditation approprié se doit d’être présent tout au long de notre pratique indépendamment de notre volonté. Vous pouvez par exemple utiliser une bougie, un arbre, votre souffle ou une musique.
Lors de votre pratique, je vous invite à simplement, tout en douceur et avec beaucoup de bienveillance, « porter votre attention sur » et non vous « concentrer sur » l’objet de votre méditation.


Différence entre attention et concentration

La méditation est une pratique de non-effort or la concentration implique justement un effort, une volonté et la plupart du temps des jugements. Si nous nous concentrons, c’est que nous jugeons que l’objet sur lequel nous nous concentrons « vaut mieux » que le reste de l’ensemble des phénomènes qui se présentent à nous (comme les pensées et les sensations physiques). Il s’agit là d’un écueil assez classique de la pratique, qui guette aussi bien le méditant débutant qu’expérimenté.

Comment éviter cet écueil?

En étant attentif, vigilant et bienveillant. Lorsque nous prenons conscience que notre attention n’est plus sur l’objet de notre méditation, nous pouvons remercier les pensées dont la présence nous rappelle à la pratique, sourire et porter à nouveau notre attention avec beaucoup de bienveillance envers nous même sur l’objet de notre méditation.

Lorsque nous méditons, nous acceptons et accueillons l’ensemble des phénomènes qui se présentent à nous; gardez cela en tête y compris lorsque vous portez votre attention sur l’objet de votre méditation. Ne cherchez pas à faire taire / calmer / apaiser / réduire l’intensité de quoi que ce soit.

Laissez tout ce qui existe exister tel que cela existe, aussi longtemps que cela existe. N’attendez rien de particulier de votre pratique et gardez un esprit d’explorateur ouvert à tout ce qui se présente à lui.


Les indicateurs d’une pratique juste

la pratique juste de méditation

Si votre pratique est juste; ce sera une pratique de joie qui ne nécessitera aucun effort particulier. Une pratique que vous aurez la sensation de pouvoir maintenir presque indéfiniment.
Pratiquer de manière juste peut nécessiter un certain temps d’adaptation; le temps que notre ami le mental cesse de nous donner l’illusion que « nous n’y arrivons pas ». Si cette pensée se présente à nous, amusons-nous en. Ne prenons pas les choses trop à cœur ou trop au sérieux. Accueillons cette pensée avec autant de bienveillance que toute autre pensée. Acceptons la et reconnaissons la pour ce qu’elle est: un signe de parfaite santé de votre mental qui exprime son inquiétude de nous voir vous adonner à une pratique susceptible de nous libérer de l’emprise que nous lui accordions jadis.


Les « moins bons » supports de méditation

les supports de méditation

J’aurais tendance à inclure dans les « moins bons » supports de méditation les objets mobiles autres que la respiration et toutes les guidances qui nous incitent à ressentir quoique ce soit de différent de ce que l’on percevrait sans guidance, ainsi que tous les supports qui contribuent à « figer » notre état mental tel que par exemple la « méditation sur le calme mental ». Le « calme mental » est comme tout ce qui se présente à nous; changeant. C’est la nature de toute chose. Aller à l’encontre de cela implique d’injecter un effort dans notre pratique. Ce n’est donc plus de la méditation.


Si vous tenez malgré tout à méditer sur un état mental particulier, vous pouvez éventuellement procéder en deux étapes: dans un premier temps, via une technique de votre choix (qui n’est pas la méditation), vous créez l’état d’esprit désiré. Une fois cet état d’esprit créé, vous vous mettez à la méditation.
Je vous invite cependant à lâcher prise sur l’état en question et le laisser disparaitre lorsqu’il disparait sans regretter cette disparition et sans chercher à recréer cet état.

L‘équanimité est une notion intimement liée à la pratique de la méditation… Si vous pratiquez sur le calme mental, en toute « logique », il conviendrait que vous pratiquiez également de la même manière, avec la même envie, la même motivation sur l’agitation mentale… Je vous invite donc de temps à autre à profiter d’un moment d’agitation mentale pour méditer « sur »; en laissant l’agitation persister aussi longtemps qu’elle le souhaite, en l’accueillant et en l’acceptant avec tout autant de bienveillance que vous accueillez et que vous acceptez la présence du ‘calme mental’.

Si par hasard vous trouvez que la pratique « sur » l’agitation mentale est plus « difficile » que celle sur le calme mental; vous saurez que vous associez la pratique à un état particulier. Je vous encourage dans ce cas à à varier vos lieux / heures / habitudes de pratique. (voir aussi mon article: Où et quand méditer).


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