Comment méditer plus longtemps?

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Comment méditer plus longtemps?

Comment méditer plus longtemps ? Comment réussir à augmenter la durée de nos méditations? La réponse à cette question est simple : en abandonnant cette idée. Dans cet article, nous allons voir ensemble :

  • Comment méditer plus longtemps en voyant la méditation comme quelque chose qui se présente à nous,
  • Que faire lorsque le souhait de mettre fin à la pratique se présente à nous,
  • Comment pratiquer dans la joie et le non-effort indépendamment de la durée.

I) La méditation, quelque chose qui se présente à nous :

Si vous cherchez consciemment à augmenter la durée de vos méditations, il y a peu de chance que vous y parveniez.

La méditation n’est pas quelque chose que l’on « parvient » à faire ou que l’on « essaye » de faire. C’est quelque chose que l’on fait… Ou plus précisément, que l’on « non-fait ».

J’aime à considérer la méditation comme quelque chose qui se présente à moi. Cette façon de voir contribue à éviter l’écueil de la recherche d’objectif signe d’identification de l’égo à la pratique.

Croire qu’il y a de bonnes et de mauvaises méditations, c’est associer à la pratique un objectif.

Qui dit objectif dit efforts, jugements et donc pratique faussée.

Ne méditer « que » 5 minutes ne fait pas de vous un « mauvais méditant ».

Méditer 7 heures ou faire vipassana ne fait pas de vous un « bon méditant ».

Je vous invite à accepter la durée de vos méditations sans chercher consciemment à méditer plus longtemps.

Considérez la possibilité de « longues » méditations comme quelque chose susceptible de se présenter à vous et non comme un objectif à atteindre.

II) Que faire lorsque le souhait d’arrêter la pratique se présente à nous ?

a) 75 minutes VS 7 heures de méditation:

Le 13 Février 2020, à 6h30, comme chaque matin, je me suis assis pour méditer.

Je médite habituellement environ 75 minutes. C’est généralement au bout de cette durée que les pensées liées au souhait de mettre fin à ma pratique se présentent à moi. C’est aussi la durée au bout de laquelle je commence à percevoir comme gênants les engourdissements et fourmis liés à la posture.

Ces phénomènes se sont bel et bien présentés à moi le 13 Février. Pourtant, j’ai poursuivi ma méditation pendant 6 autres heures (soit un total de 7 heures de méditation). A ce jour, je n’avais jamais médité plus de 3 heures d’affilée.

Que s’est-il donc passé?

b) La force de l’acceptation:

Au risque de décevoir les amateurs de méritocratie, ce ne sont ni ma détermination, ni ma force de volonté, ni un effort particulier qui ont fait la différence.

Ce qui a fait la différence, c’est simplement ce qui s’est présenté à moi. Alors que je me « dépliai » tant bien que mal de cette fameuse posture de lotus, je me suis retrouvé dans une posture assise qui me convenait parfaitement.

J’ai pris conscience que les pensées liées au souhait de mettre fin à la pratique n’étaient plus présentes. Dans un esprit d’accueil, d’acceptation, d’écoute et de curiosité propre à la pratique, j’ai alors choisi de m’ouvrir à la possibilité de poursuivre l’assise.

Lorsqu’au bout d’un total de 7 heures de méditation, le souhait d’arrêter la pratique s’est présenté à moi, je l’ai accueilli en toute simplicité.

Je suis resté en sa présence quelques temps. Comme le souhait persistait, j’ai mis fin à la pratique.

Je vous invite à faire de même.

Sans chercher à faire durer vos méditations plus longtemps, lorsque les pensées liées au souhait de mettre fin à la pratique se présentent à vous, ne leurs donnez pas suite immédiatement.

Prenez un temps pour les accueillir. Restez en leur présence.

Il se peut très bien qu’elles retournent d’elles-mêmes à la vacuité sans pour cela que vous ayez à fournir un quelconque effort.

Si elles persistent au point que maintenir l’assise représente pour vous un effort, mettez fin à la pratique sans aucun regret.

III) Pratiquez dans l’acceptation, la joie et le non-effort :

La prise de conscience (et l’acceptation) de la nature changeante de tous les phénomènes est une des caractéristiques de la pratique de la méditation. Cela s’applique également à la durée de nos méditations.

Accueillez et acceptez les variations de durée sans y associer de notion de progression ou de régression.

Gardez en tête qu’en méditation, il n’y a pas :

  • D’objectif,
  • De record à battre,
  • D’état particulier à atteindre.

Que se présente à vous :

  • Une méditation courte ou longue, « profonde » ou non,
  • Un tumulte de pensées ou le « calme mental »,
  • La colère, le stress, l’angoisse OU la paix, le calme et la sérénité,

Pratiquez toujours dans la joie, l’humilité, l’accueil et le non-effort.

Quelle que soit la durée de vos méditations, conservez en permanence un esprit du débutant et ouvrez-vous à tout ce qui se présente à vous.

Vous savez ce qu’il vous reste à (non-)faire !

Bonne méditation à toutes et à tous et à très bientôt !

Merci d’avoir lu cet article!

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